Rapports quotidiens

26 Avril 2010

Maintenant c’est l’audition de Bemba qui retarde la reprise du procès de Lubanga

Par Wairagala Wakabi

Le procès de Thomas Lubanga, qui est en pause depuis le début du mois, n’a pas repris hier comme prévu. Il va plutôt reprendre ce jeudi 29 avril 2010.

La reprise du procès était prévue pour la semaine dernière après les vacances judiciaires du printemps, mais du fait des perturbations du trafic aérien en Europe, beaucoup de personnes devant prendre part au procès n’ont pas été en mesure de retourner à La Haye à temps.

Le procès de Lubanga ne pourra pas reprendre ce mardi et mercredi car deux des juges du procès seront occupés dans l’audition précontentieuse de l’affaire Jean-Pierre Bemba, ancien dirigeant rebelle et a vice-président du Congo, dont le procès doit débuter le 5 juillet 2010. Le juge Adrian Fulford est président dans les deux procès (M. Lubanga et M. Bemba), et le juge Elizabeth Odio Benito siège également dans les deux procès.

M. Lubanga, qui a comparu pour la première fois à la barre du tribunal de La Haye le 20 mars 2006, est la première personne jugée par la Cour Pénale Internationale (CPI). Son procès a débuté le 26 janvier 2009. Selon les procureurs de la CPI, M. Lubanga est le fondateur de l’Union des Patriotes Congolais (UPC) et des Forces Patriotiques pour la Libération du Congo (FPLC).

Les procureurs accusent aussi M. Lubanga d’avoir été commandant en chef du FPLC de septembre 2002 à fin 2003, et d’être coupables des crimes de guerre d’enrôlement et d’utilisation d’enfants soldats au cours de cette période.

Comme M. Lubanga, M. Bemba est de nationalité congolaise. Mais les crimes dont il est accusé auraient été commis en République Centrafricaine (RCA) à peu près du 26 octobre 2002 au 15 mars 2003. Selon les procureurs, M. Bemba est pénalement responsable car il était commandant militaire au moment où ses troupes auraient commis deux crimes contre l’humanité (meurtre et viol) et trois crimes de guerre (meurtre, viol et pillage).

Le 25 février 2010, la défense de M. Bemba a contesté la recevabilité des accusations dont il est l’objet sur la base du respect de la complémentarité entre le travail de la CPI et celui des autorités de la RCA, l’absence du niveau requis de gravité, et un présumé vice de procédure dans le procès qui lui est fait.

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